Europe 2014 - Romantique Venise... avec papa.



17 octobre. Le lever du soleil sur la Méditerranée devant est vraiment joli, mais j'suis pas une lève-tôt. Les yeux collés, les cheveux ébouriffés et avec l'haleine du matin, je fais mon sac en pseudo-pliant mon linge et en garochant mes effets personnels au hasard. Mon père, lui, a déjà fini de se préparer depuis 5h du matin - ou à peu près. Pas étonnant, il voyage avec genre 2 paires de pantalons, 2 t-shirts et une chemise. Moi non plus, ça me prendrait pas d'temps si j'avais une robe pis deux paires de jogging. Mais non. J'suis encore une vraie fille, ça a l'air!

Pourquoi on fait nos sac? On remet la voiture de location aujourd'hui et on prend un vol vers Venise. Conduire jusque là aurait été trop long pour le peu de temps qu'on avait pis on m'avait dit que conduire en Italie, c'était pas mal rock'n'roll. Anyway, tout ça pour dire qu'on prend un vol avec EasyJet, pis ils sont plutôt sévères sur le poids des bagages et l'espace qu'ils prennent, donc on a tout intérêt à ce que ce soit bien rangé si on ne veut pas payer de surplus.

Le vol n'est pas super long, environ une heure. On arrive en Italie et on assimile rapidement la 4e langue croisée durant ce court voyage : après le Catalan en Andorre, l'espagnol en Espagne et le français... en France, on se retrouve face à de l'italien. J'ai envie de tout lire à voix haute en secouant les mains, mais je me retiens. Bon! À quoi ça ressemble une ville où les rues sont des canaux?

Pour commencer, pas de panique, l'aéroport est sur la terre ferme, elle flotte pas. Promis. Pis pour se rendre sur l'île, tu peux prendre un bateau-taxi ; c'est cute! Comme on a déjà nos billets parce que je suis une planificatrice d'enfer, on va faire la file pour prendre notre taxi. Pour mettre en contexte, c'est l'une des journées les plus chaudes qu'on a jusqu'à maintenant - peut-être 24 ou 25 degrés - mais avec nos gros sacs sur le dos et tous nos bagages à main, on est un peu épuisés.

Après la petite ride de bateau d'à peu près une demi-heure, on entre finalement dans les "rues" de Venise. Pis là c'est toute une histoire de savoir où débarquer. J'ai l'air d'une vraie touriste avec mon GPS sur ma tablette pour essayer de deviner où c'est qui faut qu'on débarque. J'pense qu'on a manqué notre arrêt, mais c'pas grave. L'hôtel s'appelle Tivoli, mais c'est plus une auberge qu'un hôtel. En tout cas. On viraille en tabarouette pour la trouver! Parce qu'à Venise, attend-toi pas à pas t'perdre. Le trip, dans cette ville-là, c'est de te perdre. Y'a des rues tellement petites que nos sacs à dos ont peine à passer.


On n'est pas fâchés de finalement trouver la Crosera San Pantalon (non, ça ne veut pas dire la Crosse sans Pantalons), la rue de l'auberge. Il fait tellement chaud, on est tout trempes. Ouin, je supporte vraiment mal la chaleur! Bref, on fait le check-in et on va trouver notre chambre. Méga-lol : c'est probablement la chambre la plus petite de l'histoire de l'humanité! On est crampés. Y'a deux lits simples accotés sur chacun des murs, avec pour seule séparation une mini table de chevet. On a un micro-lavabo avec un micro-comptoir (ou peut-être même pas? Ma mémoire fait défaut), une micro-télévision et une gargantuesque armoire. La notion des priorités, ils l'ont, les Italiens!

Et que dire de la salle de bain.

Une salle de bain partagée mais TELLEMENT minuscule, c'est d'un ridicule rare. T'sais, le genre de salle de bain que quand tu y entres, tu dois longer le mur pour contourner le lavabo. Que quand tu t'assieds sur la toilette, t'as les genoux dans l'front (oui, et je fais 5 pieds 2 pouces). Le genre de salle de bain que si tu veux rester debout, ben t'as pas l'choix d'être dans la douche. Mais c'est propre! Pis au final, c'est ça l'important.

On passe la soirée à déambuler dans les ruelles de Venise, à passer sur les dizaines de petits ponts, à photographier les gondoles pis les kiosques de souvenirs. Y'a du monde. C'est beau. Ça sent la bouffe à tous les coins de rue, c'est animé, c'est vivant. Y'a des bateaux parkés en parallèle. C'est juste vraiment triste que cette ville-là croule sous les touristes. Mais bon... j'peux pas trop chialer, j'suis une touriste moi aussi. Plus tôt, pour souper, on a commandé une salade de crevettes pas d'concombres. Essaie de dire ça en italien toi!


J'suis remplie de bonheur. On va se coucher le cœur léger mais les jambes lourdes. Mon père est pas mal hot de suivre cette cadence-là, y'a quand même 64 ans. On s'endort comme deux gros bébés, fébriles de savoir que demain, on embarque sur un vrai de vrai gros bateau.

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